03 septembre 2015

SUGAR....FOREVER!

 

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Hommage au plus grand.... ! Ray Sugar Robinson était boxeur, danseur, musicien, chanteur! Après avoir effectué 85 combats pour autant de victoires en amateurs il passe pro, règne en welters avant de se poser en Moyens. Il est consideré comme le meilleur boxeur de tous les temps et terminera sa carrière à 44 ans, après 25 ans passés sur les rings et environ 200 combats pour 175 victoires à son actif (ce qui, vu la dureté des combats de l'époque est surhumain)!!!

Le niveau de polyvalence de ce champion n'a jamais été et ne sera sans doute jamais egalé par qui que ce soit. Quelle classe, quel homme, quelle epoque!

Muhammad Ali en personne l'admirait, Joe Louis disait que c'etait le meilleur de tous.... Je vous laisse rever devant les combinaisons de coups et le reste... AMAZING!

Je sais, la fin de la dernière vidéo est triste car il y a une fin à tout mais, cet homme a marqué à tout jamais l'histoire de la boxe et son nom restera gravé pour toujours dans l'histoire de ce sport.

 

Un artiste de ce calibre, cela m'inspire un immense sentiment de respect et d'admiration.... ENJOY!

SUGAR RAY L'INOUBLIABLE par Sebastien Boniface, le 02 Janvier 2005

 

Reçu pour la première fois à Paris il y a 55 ans, avec les honneurs dus à son rang, Ray Robinson reste le plus grand boxeur de l’histoire : tant pour la richesse de sa carrière que son comportement en dehors des rings, restant à jamais l’inoubliable «Sugar».

Sweet as Sugar
Né à Detroit sous le patronyme de Walker Smith Jr en mai 1921, le jeune adolescent fréquente très tôt la salle du Crascent Atlhetic club d’Harlem où sa famille a migré. A 15 ans, à cause du 4419arefus maternel de le voir combattre, il livre son premier assaut amateur en mouche sous le nom de « Ray Robinson » grâce à une licence que son manager, George Gainford, utilise alors que son titulaire vient d’abandonner les rings quelques temps auparavant. Interrogé par le reporter, Jack Case, tout émerveillé par le gamin en action, Gainford ajoute un surnom : "He’s sweet … as Sugar !". (il est bon comme du sucre !). Auréolé d’un titre aux Golden Gloves chez les plumes, le styliste noir que certains créditent d’un parcours amateur sans faille (85 victoires pour autant de combats : 69 par KO dont 40 dans le 1er round ; alors que d’autres pensent qu’il a connu deux revers face à Billy Graham), effectue ses débuts professionnels dans le Madison Square Garden de N.Y. en octobre 1940 à la même affiche que le choc mondial des Welters entre Henry Armstrong et Fritzie Zivic. Dès septembre 1941, Ray Robinson progresse si rapidement qu’il est déjà classé dans les plus sérieux prétendants à ce titre. Elu boxeur de l’année 1942, il enchaîne 32 nouvelles victoires (22 avant la limite) notamment sur deux ex-champions : Zivic et Angott ou sur l’espoir Marty Servo.

La Motta : le rival
Pourtant lors de son 41ème combat, Ray connaît sa première désillusion. Le 5 février 1943, lors de la revanche qu’il accorde au « Taureau du Bronx », Jake La Motta, qu’il avait dominé 3 mois auparavant, il est mis à terre (pour la seconde fois de sa carrière) et concède une défaite aux points en 10 rounds. Nul autre sport que la boxe n’est aussi impitoyable dans les conséquences d’une défaite. Robinson le sait. Alors, il retrouve son vainqueur seulement 21 jours plus tard pour une belle primordiale qu'il remporte aux points.
En août suivant, Ray se voit offrir son idole de jeunesse, l’immense Henry Armstrong qu’il se refuse à mettre KO. Mais le "vieux roi" reconnaît « jamais je n’aurais pu battre ce type, même au temps de ma splendeur ! ». Rien ne peut plus arrêter Sugar qui triomphe en 1945 encore de La Motta à deux reprises lors de leurs 4ème et 5ème duels.

Sacre et Tragédie
Il parait inconcevable qu’un tel boxeur n’ait pas eût encore de chance mondiale. Pourtant, à 25 ans, après 6 années et prés de 80 combats pour une seule défaite, Robinson doit patienter. Le champion Marty Servo lui fait payer sa résistance à toute compromission avec le système mafieux et tous ses marionnettistes qui tirent les ficelles du titre : Parlermo ou Carbo bien sûr, mais aussi Mike Jacobs et Jim Morris, les patrons du Madison qui désirent tant un contrat d’exclusivité sur ses prochains défenses. Persuadé que son talent sera plus fort que les combines, et alors que Servo annonce son retrait, Robinson frôle la catastrophe en novembre 1946. Face à Artie Levine, il subit un terrible knock-down sur un puissant crochet gauche dans le 4ème round. Sugar Ray se revèle on ne sait comment… Mais, tel un champion hors norme, il se sauve grâce à son punch dans l’ultime round. Heureusement, sa sortie suivante scèle enfin son sacre ! Au Madison, devant plus de 15.000 personnes, il domine Tommy Bell pour le titre vacant au terme d’un combat serré au cours duquel les deux hommes testent le tapis (au 2ème round pour Robinson, aux 11ème et 12ème pour Bell). Mais comme si ce bonheur ne pouvait perdurer ; sa première défense en juin 1947 sera tragique. Son challenger, Jimmy Doyle, ne reprend pas à l’appel du 9ème et décède dans la nuit des suites des blessures. Face à la commission qui l’interroge "Avez-vous désiré mettre Monsieur Doyle en difficulté ?", avec bon sens et tristesse, Ray répond : "Mais Messieurs, c’est mon boulot de mettre mes adversaires en difficulté…". Ray livre alors une série de combats au profit de la famille de sa victime.

Roi des Moyens
4419bAprès trois brillantes défenses face à l’espoir Chuck Taylor, au rugueux Bernard Docusen et au cubain Kid Galivan, Robinson décide de se tenter dans la catégorie reine des poids moyens. Il remporte un éliminatoire devant Steve Belloise (KO au 7ème) pour le titre détenu par Jake La Motta qui vient de détrôner le français Marcel Cerdan. 
Et, si Robinson défend une dernière fois son titre des Welters en août 1950 (face à Charley Fusari), il ne pense plus qu'à retrouver son rival. Pour s'y préparer, il maîtrise Jean Walzack et Robert Villemain (qui l’expédie tout de même au sol au 13ème round), puis l’excellent Carl Bobo Olson. Ensuite, c’est au tour de Jean Stock dans un Palais des sports plein comme un œuf de subir sa loi en 2 reprises. Ray l’incomparable conquiert le « tout Paris » par son génie, sa classe, sa plastique et sa gentillesse. Mais c’est à Chicago, le 14 février 1951 qu’il retrouve pour leur 6ème et ultime fois, le vainqueur de Cerdan. Un choc de style par excellence entre le champion râblé, aux épaules puissantes, qui ne connaît qu’une seule tactique (la bagarre) et l'élégant challenger doté d’une idéale envergure (d’1 m 84 pour 1 m 80 de taille) qui virevolte et touche sans arrêt. Le courage de La Motta qui a assuré à son opposant « tu ne m’enverras jamais au tapis », comme la boxe de Robinson, semble irréel. A la 13ème reprise, ivre de coups et défiguré, La Motta est arrêté par l’arbitre dans ce « massacre de la St Valentin ». Sugar Ray est le nouveau roi des moyens.

 

 

Paris, sa passion 
Si tout réussit sur les rings au merveilleux champion, il n’aime pourtant pas son sport. L’américain4419c au caractère flamboyant est attiré par les planches ; celles des cabarets parisiens où il rêve de monter une revue avec son épouse. Excellent danseur, Ray pense arrêter la boxe pour vivre de sa passion dans la capitale française. Mais la réalité économique (et son train de vie extravagant) le pousse régulièrement à livrer de nombreuses joutes sans titre dans toute l’Europe. Il donne la leçon à Kid Marcel en 5 rounds à Paris, à Walzack en 6 à Liège, puis encore Cyril Delannoit en 3 à Turin.

Cinq fois champion du monde des moyens
En juillet 1951, pour 30.000 livres, il accepte d’affronter Randy Turpin à Londres. Une simple 4419dformalité pour le divin champion, 9 jours seulement après son succès sur Delannoit... Grossière erreur car le style malaisé du challenger le perturbe. Sans cesse en corps à corps, les puissants gauches du britanique le sanctionnent. Blessé, aveuglé par le sang qui coule, Robinson concède son second échec en 132 combats et lâche sa couronne au terme des 15 rounds. 
Deux mois plus tard, au Polo Grounds de N.Y. qui enregistre un record d’affluence et de recettes pour un championnat non poids lourds (+ de 61.000 personnes pour 767 kilo-dollars), Ray récupère son bien avant la limite : Un KO au 10ème round sous forme de punition : 31 coups en 35 secondes ! 
Un mois plus tard, il assiste à une autre correction. Celle subie par son vieux ami, Joe Louis, face à Rocky Marciano. Ray se promet alors de ne jamais s’offrir à un tel spectacle. 
Après deux défenses contre Bobo Olson et Rocky Grazianno, Robinson songe plus que jamais à se reconvertir. Pourtant en juin 1952, un nouveau défi se présente à lui : conquérir une troisième ceinture et affronter Joey Maxin, le champion des mi-Lourds. Déshydraté et exténué, à cause de l’excessive chaleur (plus de 42 °C) qui oblige l’arbitre Ruby Goldstein, pris de malaise, à être remplacé au 10ème round par Ray Miller. Robinson abandonne à l’appel du 14ème alors qu’il mène nettement au pointage des juges. Ce sera l’unique fois que Ray abdiquera avant la limite.

En décembre 1952, "Sugar" se retire. Il devient danseur de claquettes à 90.000 dollars par mois 4419eavec l’orchestre de Count Basie. Malheureusement, son génie pugilistique ne s’accompagne pas avec celui de la gestion. Et même s’il fut un malin négociateur (ayant touché prés de 4 millions de dollars), trois années plus tard pour des motifs financiers, Ray entreprend un come-back à l’âge de 34 ans. Parjurant sa parole au soir du nauffrage de Louis, forcé de combattre telle une sanction à sa vie privée insouciante (parsemenée d'oublis fiscaux ou d'importantes pensions alimentaires, et de mauvais investissements), il reconquit, sans Gainford qui n'accepte pas de cautionner son entreprise de retour, le titre des moyens en décembre 1955 devant Carl Bobo Olson. Ses pleurs sur le retour aux vestiaires lors de ce nouveau sacre resteront l'une des plus émouvantes pages de l'histoire de la boxe.

4419fEn janvier 1957, grippé Sugar est défait aux points par le mormon Gene Fullmer. Mais il récupère encore son bien quatre mois plus tard sur un fulgurant crochet gauche au 5ème round ! Un « coup parfait » considéré comme le plus beau KO de l'histoire !
Agé de 36 ans, Jim Norris lui propose le choc qui passionne toute l’Amérique : Affronter le furieux guerrier, champion des welters : Carmen Basilio. Au terme d’un combat inouï (combat de l’année 1957) sur décision partagée, Ray cède à nouveau sa couronne. Mais lors du re-match tout aussi féroce (combat de l’année 1958) qui pulvérise les records de recettes en « closed-circuit » (1,4 millions de dollars), « Sugar » renverse le pointage et réussit l’exploit de reconquérir une 5ème fois la couronne des moyens. 
Un titre qu’il lâche définitivement en janvier 1960 à Paul Pender sur une décision litigieuse à Boston. Battu lors de la revanche sur une autre décision discutable, Ray entame la longue liste de ses combats en « trop ». Devant Fullmer en mars 1961, puis Giardello en juin 1963... et afin de résorber ses dettes fiscales, il boxe à travers l’Europe et les Etats-Unis, réduit tel son ombre, à combattre des espoirs ou « seconds couteaux » pour moins de 700 dollars… Après 25 années de carrière, battu aux points par Joey Archer, Robinson tire sa révérence en novembre 1965. Un mois plus tard, le Madison organise une cérémonie au « plus grand boxeur» !
Ray tournera quelques films, puis ouvrira un night-club à Harlem, avant que le fisc le lui saisisse, et créera une fondation afin d’aider les jeunes déshérités.

A jamais le plus grand 
Malgré ses «sorties en trop », son palmarès reste légendaire : 175 victoires en 202 combats, 64419g nuls, 2 sans décisions, pour seulement 19 défaites (la plupart consenties lors des 5 dernières années). 
Ray Robinson fut le souverain incontesté des Welters de 1946 à 1951 puis des Moyens entre 1951 et 1960. Beaucoup d’experts pensent qu’il était au sommet de son art en Welters. Idéalement proportionné, "Sugar Robinson" combinait puissance, vitesse et précision. Styliste à la pureté rarement égalé, il pouvait se transformer en redoutable frappeur. Jack Newfields analyse "Tout ce qu’on rêve d’avoir entres les cordes, Ray Robinson le détenait. L'aisance gestuelle, le délié du jeu de jambes, la fluidité et la précision des jabs, l’élégance dans ses déplacements, la foudre dans ses deux poings, le sens inné des esquives et la science des feintes, la vitesse d’exécution, et le geste juste au moment crucial. Tout un rêve !". Défensivement, Ray utilisait tout le ring grâce une fabuleuse mobilité. Son habilité à bloquer ou à éviter les coups aurait sans doute rendu jaloux l’immense Jack Johnson.
Jamais mis réellement hors combat avant la distance, ses quelques voyages au tapis (10 !) (Grispos, La Motta, Levine, Bell, Villemain, Graziano, Giardello, Wilf Greaves (à 2 reprises) et Archer (lors de son ultime sortie) réussirent cet exploit !) prouvèrent qu’il possédait également une grande capacité de récupération.
Souvent considéré comme le plus « parfait » combattant de l’histoire, sa boxe dépassait les notions de beauté et de magie. Même Muhammad Ali (qui était venu le supplier de devenir son manager avant son tournoi olympique de Rome, et qui lui servit bien plus tard (en mars 1965) occasionnellement de soigneur !) avoua : « Ray Robinson a été l’unique boxeur meilleur que moi de toute l’histoire. A une époque où ses adversaires potentiels étaient des vrais durs (Servo, Zale, La Motta, Cerdan, Graziano, Fullmer, Basilio…), Ray transforma ce sport brutal en véritable art ».

Décédé à Los Angeles, en avril 1989, des suites de la maladie d’Alzheimer, il recevra de vibrants hommages illustrant sa reconnaissance universelle.

 

http://boxingclubasl.canalblog.com/archives/2008/10/15/10967287.html
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