Cet homme consacra sa vie à la boxe. Il forma des boxeurs dont 9 furent champions de France. Des internationaux allèrent aux Jeux olympiques. L’un d’eux atteignit la finale du Championnat du monde amateur et un autre fut vice champion d’Europe ! Par deux fois, il remporta la Coupe Paul Rousseau qui récompense le meilleur club de France et le Prix Fernand Cluny pour le meilleur entraineur. C’est une véritable encyclopédie et un monument vivant de la boxe.

Il enseignait le Noble Art comme une merveilleuse école de la vie avec les beaux principes qui doivent en découler : discipline, travail, courage, persévérance, endurance, politesse, respect, droiture, camaraderie, humilité, etc. Il faisait de « sa salle » un lieu de partage, d’unité, d’égalité et d’amitié où toute notion de race, de religion, de statut social ou quoi que ce soit était banni. Anciens ou nouveaux, dans la mesure où nous acceptions « ses règles », nous étions égaux. Rien d’autre que « ses boxeurs ». Un peu (même beaucoup) comme ses enfants. En tout cas, nombreux le considéraient comme un deuxième père tellement nous le sentions proche de nous que ce soit à la « salle » ou en dehors.

En toutes circonstances, on allait le voir, car nous savions qu’on pouvait compter sur lui. Au cours de plus de cinquante ans de service (Je dirais de sacerdoce) il changea la vie de centaines de ses boxeurs en faisant d’eux non seulement des « combattants du ring » ; mais bien plus encore : « des combattants dans la vie ». Tous aujourd’hui lui avec reconnaissance et émotion témoignent de la merveilleuse influence qu’il exerça sur eux et qui changea leur vie positivement.