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Samedi 9 décembre nous nous sommes réunis au restaurant l’Erable du Bouscat pour honorer Monsieur Manuel Lacasa qui nous a quitté en 2016. Le choix du mois de Décembre n’est pas anodin, c’est celui de sa naissance et de la parution (deux ans déjà) de sa biographie partagée avec les boxeurs qu’il a formés et managés, parmi lesquels Victor Ojéda l’auteur du livre. Certains d’entre nous (dont moi) sont venus avec leurs épouses apportant une petite note de douceur dans ce monde qu’on classe à tort de brute. Monsieur Lacasa n’aurait pas été contre, lui qui connaissait l’importance des femmes et des compagnes dans la préparation physique et psychologique des compétiteurs de haut niveau. Et il en avait ce samedi. Une tablée au palmarès cumulé qui en dépit de ses nombreuses absences, aurait fait pâlir d’envie de nombreux clubs sportifs. Peu importe le nombre de participants, ceux qui étaient présents se sont retrouvés avec plaisir, même si c’était avec un temps de retard. Le temps de reconvertir les cheveux blanc (ou l’absence de cheveux) en tignasse brune ou blonde et tous les copinages se sont reconstitués en fonction des clubs des âges et des affinités. J’étais au milieu. J’étais entre deux. En ballotage entre jeunes et anciens. Quand je parle d’anciens, ça remonte au premier boxeur de Monsieur Lacasa, en l’occurrence Andron, licencié aux Girondins de Bordeaux, Club à la fois rival et amis de celui de ma ville. Je suis Floiracais de naissance et pensais être seul représentant de ma commune, mais Antoine Saez était lui aussi présent. Deux représentants la commune auquel venait s’ajouter un troisième boxeur. Abbas avait démarré sa carrière sportive à Floirac, dans le baraquement en bois de la Souys où  Edmond Saez (Monguite) l’entrainait avec Rouet avant de fermer le club et de les aiguiller vers les  Girondins de Bordeaux. Ce sont d’ailleurs ces deux boxeurs que j’ai vu pour la première fois s’affronter sur un ring, un dimanche matin, pour un combat exhibition lors de l’inauguration de la salle Monrepos.