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pour tous

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     Bègles le 31 janvier 2018                      

      MONSIEUR LE PREFET

      DE LA REGION NOUVELLE -AQUITAINE

      2, ESPLANADE CH. DE GAULLE
      33077 BORDEAUX CEDEX

Lettre : AR N° 1A 135 0107076 2

OBJET : OBJECTION  A  L’ARRÊTÉ  DU 2 MARS  2017 DÉCLARANT D’UTILITÉ PUBLIQUE LES TRAVAUX DU PONT SIMONE VEIL ET DE SES RACCORDEMENTS.

Mesdames ou Messieurs les représentants de l’État et Mesdames et Messieurs les élus

Nous venons vers vous au sujet du huitième pont sur la Garonne pour lequel le maire de Bordeaux a déposé la première pierre, le 12 décembre 2017, du futur pont Simone Veil, ouvrage destiné à boucler les boulevards en amont de la Garonne, à l’instar du pont Jean-Jacques Delmas, nous portons à votre connaissance la face cachée de la présentation angélique officielle. Notre association a pour but de défendre tout citoyen contre toute forme d’action et de décision contraire à la probité.

 

Que personne ne se méprenne… ! Nous ne sommes pas opposés à la construction du pont Simone Veil mais nous veillons à préserver la qualité de vie de nos compatriotes contre toutes nuisances environnementales. De même, nous faisons confiance à l’esprit ouvert du merveilleux métier d’architectes et s’il y a expropriation, que les indemnités soient au juste prix, permettant aux riverains expropriés de se reloger dans les mêmes conditions, en obtenant en sus des indemnités dues, un dédommagement des préjudices occasionnés.

 

Monsieur Pierre MARQUASSUZAA, représentant le « Collectif du raccordement » du boulevard Jean-Jacques Bosc ; a mis en évidence de nombreuses anomalies pour sauvegarder les intérêts de la population n’a pas pour autant été entendu par le groupe de consultations. C’est dans ces conditions qu’il a dû déposer une requête auprès du tribunal administratif, le 30 mars 2017, pour contester l’arrêté d’intérêt public entaché par de graves incohérences faisant courir des risques majeurs accidentogènes et cela en violation au code de l’urbanisme.

 

Au lieu de prendre en compte le dossier pertinent et argumenté de M. Pierre MARQUASSUZAA, l’administration a préféré détourner le sujet en soutenant comme moyen de droit unique l’incapacité  du « Collectif » d’agir en justice, ce qui a conduit la juridiction administrative à rendre le 7 décembre 2017 une décision de rejet.

 

Malgré cela, l’argumentation ad hoc soulevée dans la requête est toujours d’actualité et mérite dans l’intérêt  de l’ordre public, d’être examinée. En conséquence, nous attendons de votre part, un soin particulier à l’examen de la cause, et de faire en sorte que le bon sens s’invite et non l’opposé. C’est la raison pour laquelle nous nous rapprochons de vous, afin que le sérieux l’emporte parce que l’importance ce n’est pas d’évacuer le sujet par des subtilités juridiques de circonstance et sans rapport avec le fond de la cause.

 

Nous croyons en l’honneur de l’État, lequel devrait tout naturellement suivre notre aide puisque nous agissons au sens de la raison, et que nous œuvrons à la prévention d’une atmosphère environnementale habitable pour la population et conforme aux intérêts des usagers de la route.

 

Peut-être allez-vous  nous faire découvrir notre naïveté ainsi que celui du public, ou bien le contraire en tout cas le sujet est dans votre camp, élus du peuple ; le public sera alors le témoin et pourra juger sur pièces  de la compétence de la métropole,  de la qualité de ses élus, ils feront la démonstration de leur utilité ou bien l’inverse.

 

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Quoi qu’il en soit le sujet est sérieux et grave il fait grief :

 

  • Une méconnaissance de l’aspect réglementaire
  • l’absence de concertation concernant les raccordements
  • le plan de prévention du bruit dans l’environnement élaboré par l’ADEM et le ministère de l’Écologie, de l’Énergie du développement durable et de l’Aménagement du territoire prévoit en plusieurs points des consultations publiques or ces consultations n’ont pas eu lieu.
  • Absence de consultation des acteurs économiques de proximité, ou professionnels et usage de ce futur raccordement.
  • le « groupe de contact » (mis en place par Bordeaux métropole pour l’évolution des travaux) a exclu les personnes exprimant des réserves sur le projet.

 

Le visuel de présentation des raccordements sur le site de la CUB était inexact lorsque le projet était déjà établi, ne permettait pas une analyse objective de ce projet à titre d’exemple : il est présenté un autobus en amont de la trémie, ce qui laisse penser que la hauteur de la trémie permettrait  aux camions, aux autocars, aux véhicules de service de secours, comme ceux des pompiers,  les véhicule du SAMU puisse y avoir accès, or ce n’est pas le cas la hauteur de la trémie et à de 2,70 m cela a été dissimulé à la population, certains membres du « groupe de contacts » affirment avoir été manipulés.

 

Nous pensons qu’il convient d’être attentif à l’accessibilité des secours. C’est pourquoi, il vous appartient de prendre en compte les propositions faites dans le dossier « ARGUMENTAIRE », en vue d’éviter  les risques accidentogènes  et le libre accès des secours. Notre démarche n’est pas  anecdotique, en effet si rien n’est fait et que la mort frappe un des nôtres pour les causes dénoncées, vous en aurez l’entière responsabilité.

 

La réglementation prévoit dans son article R 131 – 1 du code de la voirie que  la hauteur de passage d’un pont au-dessous d’une route doit être fixée à 4,30 m ce dispositif a été ignoré par le concepteur du projet.  

 

Est-ce que c’est possible techniquement ? Oui il suffit, de donner deux coups de godets  pour porter la profondeur  de la trémie de 2,70 m à 4,30 m ou bien de se servir de la trémie existante pour permettre à tout véhicule d’éviter d’emprunter le contournement qui viendra  perturber la circulation sur le pont et susciter des nuisances  de bruit, de vibrations et de pollution de l’air par des particules fines dégagées durant les arrêts et les redémarrages successifs des camions et autres véhicules.

 

Vous conviendrez qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire, il est encore temps de remédier à toutes incohérences de l’ouvrage. Nous comptons sur la perspicacité de chaque acteur pour résoudre ces anomalies.

 

En conséquence, nous vous demandons un entretien pour démêler ce qui a été dissimulé à la population, afin d’éviter  tout conflit judiciaire en matière délictuelle qui pourrait être introduit par les usagers de la route, par la population environnante aux motifs évoqués. Tous ces points sont susceptibles de provoquer des actions judiciaires.

 

Dans l’attente de vous lire.

 

Nous vous prions d’agréer, Mesdames et Messieurs les représentants de l’État et Mesdames et Messieurs les élus notre haute considération.

 

Président de la commission d’environnement                                                          Le président

Pierre MARQUASSUZAA                                                                                                 Jean-Claude Bossuet                                                                                            

                                              

Pièce jointe : DOSSIER ARGUMENTAIRE (Nous adressons copie de ce courrier aux maires des villes concernées et à leurs élus ainsi qu’aux députés des circonscriptions concernées,  à  M. le ministre de l’Environnement à M. le premier ministre, au ministère des transports et infrastructures et à la plus haute autorité de l’État)