Cet article s'adresse en particulier à tous les boxeurs (les 3 générations confondues, 60, 80 et 2000).

1 - Je le mets en relation avec cet autre article posté le 22 novembre 2019

Hommage

à

Monsieur Lacasa

hommage Lacasa 2019

  Mise au point.

Il n’y a pas doublon d’événement, ni erreur d’adresse et encore moins confusion de dates. L’hommage à Monsieur Lacasa aura bien lieu le 7 décembre aux 3 cardinaux à Bordeaux-Lac et non le 14 décembre, journée qu'a choisi Michel Contré pour réunir à titre personnel ses amis pour une choucroute hommage où le Gant et la Plume n’est pas impliqué. C’est son affaire. C’est son choix. La mémoire de Monsieur Lacasa ne nous appartient pas. Chacun de vous est libre d’organiser, de participer, de boycotter mais aussi d’être informé.

La liberté d’informer c’est notre choix.

 

2- Voici mon discours introductif :

 

D’abord, je voudrais que nous ayons une pensée pour les boxeurs partis récemment : Pierre Giraud et Jean-Claude Abbas ; et également Jean-Claude Bouttier, boxeur mondialement connu.

 

Ensuite, je voudrais dire que je suis très touché que le fils de notre entraîneur, Jean-Marc Lacasa soit avec nous et préside notre réunion.

 

Pendant de nombreuses années, j’ai perdu la trace de mon entraîneur. Souvent, je pensais à lui et je me promettais de le retrouver pour reprendre le contact. Comme tout le monde le sait, quand on vit à cent à l’heure, on manque de temps, et on remet au lendemain ; et le temps passe, à une vitesse folle.

 

En avril 2014, j’ai décidé de ne pas remettre au lendemain, j’ai retrouvé monsieur Lacasa et nous avons pris RENDEZ-VOUS à Gujan-Mestras où il avait pris sa retraite. Je garde de cette journée un souvenir inoubliable. Avec sa mémoire extraordinaire, il me rappela des souvenirs que j’avais oubliés, et je lui ai dit : « Monsieur Lacasa, vous devriez écrire un livre… ».

 

Le soir en me couchant, je me remémorais la journée, et je ne trouvais pas le sommeil. Une pensée africaine que j’aime beaucoup me vint à l’esprit : « Quand un ancêtre meurt, c’est une bibliothèque qui brûle ! ».

 

Alors, je me suis dit : « Tu aimes écrire, tu aimes cet homme, vous partagez la même passion ; qui, mieux que toi, peut écrire son livre de vie ! »

 

Le lendemain, j’ai appelé monsieur Lacasa et lui ai fait part de mon idée. Il m’a dit, simplement : « D’accord ! ».

 

Nous avons commencé son livre en avril 2014 et l’avons terminé en octobre 2015, soit 18 mois. Il était la voix, j’étais sa plume. Je le voyais, le samedi, 2 fois par mois, des fois 1 fois par semaine. Nous travaillions généralement dans son bungalow qu’il louait en été à côté de sa résidence principale.

 

C’était des moments magiques et inoubliables passés auprès de lui. J’ai pu retrouver avec l’aide des uns et des autres une cinquantaine de boxeurs sur 3 générations : celles de  60, 80 et 2000. Quand j’arrivais, il me disait : « Un tel, tu l’as retrouvé ? Et tel autre ? » Quand je lui disais « non », son visage devenait triste ; et quand je lui disais "oui" ; son visage s’illuminait.

 

Les quelques derniers mois de sa vie, il les a vécus à Carbon-Blanc et je le voyais encore davantage ; ce qui fait que lorsqu’il est parti, j’ai ressenti un grand vide, un énorme vide.

 

Quand il partit le 6 septembre 2016, j’ai repensé à la citation : « Quand un ancêtre meurt, c’est une bibliothèque qui brûle ! ». J’ai réalisé que je l’avais retrouvé en avril 2014, que nous avions mis 18 mois pour écrire le livre qui fut édité en octobre 2015 et que juste 10 mois après, il nous quitta.

 

J’ai eu peur et en même temps, je me suis réjoui de ne pas avoir remis au lendemain mon projet, mon désir de le retrouver. Je remercie le ciel d’avoir évité qu’une précieuse bibliothèque brûle.

 

Je voudrais rappeler que lorsque le "Gant et la Plume" a été constitué, monsieur Lacasa était son président d’honneur. Quand il est parti, il est resté son président d’honneur et tant que notre association vivra, il en sera toujours le président d’honneur.

 

La première mission du Gant et la Plume a été de promouvoir la boxe et perpétuer le souvenir de notre entraîneur, d’être le prometteur de la « jolie boxe » comme il disait, d’être le lien, le ciment entre les 3 générations de ses boxeurs, et si possible entre les clubs et entraîneurs d’Aquitaine. C’est pourquoi, lorsque nous assistons à des galas de boxe, nous offrons « La coupe Manuel Lacasa du meilleur styliste ».

 

La mission du "Gant et la Plume" est avant tout et dans tous les domaines de développer dans une communion de cœur et d’esprit l’unité : « être UN » en nous appliquant la devise des quatre mousquetaires qui est devenue le nôtre : « Un pour tous, et tous pour un ».

 

Un boxeur a écrit un texte dans notre site disant (entre autres) que « la mémoire de Monsieur Lacasa ne nous appartient pas… » C’est vrai, elle n’appartient à personne en propre, et en cela j’y souscris totalement. Mais je considère, par tous les éléments dont je viens de parler, que le "Gant et la Plume", dans sa mission « BOXE », détient naturellement et fidèlement l’héritage, la filiation, la légitimité de Monsieur Lacasa et que nous faisons tout pour en rester dignes.

 

Je voudrais vous remercier, boxeurs camarades et amis, car grâce à monsieur Lacasa et à vous, en étant sa plume, j’ai vécu une merveilleuse expérience humaine, amicale et sportive qui m’a énormément apporté.

 

Et merci, à vous, adhérentes et adhérents non boxeurs d’être avec nous, de nous suivre, de vivre ce moment avec les sentiments que nous éprouvons pour notre entraîneur et les souvenirs que nous gardons de lui et que nous voulons partager avec vous.

4 - Au mois de février, je vous enverrais une lettre de mise au point afin que chacun soit parfaitement informé de la situation...

 

Amitié et salutations sportives

Victor